03.05.2009
Pour Eric Besson (et les autres)
Toutes mes excuses pour ce micro-bloguage intempestif.
Maitre Eolas souligne une fois de plus le peu de respect de la République pour l'héritage des Lumières.
Voilà, c'est tout. En même temps, c'était peut-être justifié, cette famille caucasienne (hum) menaçait l'équilibre démographique français en ayant plus d'enfants que la moyenne.
C'est tout pour ce poste, je retourne lire des théories du complot sur la grippe porcine.
P.S. : Ne manquez pas le commentaire n0 88.
09:18 Publié dans Bienvenue en Sarkozie | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
01.05.2009
Un rappel à propos de l'UE
On en parle pas tellement, mais le 7 juin, l'organe législatif d'une région ayant un PIB plus élevé que celui des USA va être élu. Il s'agit du parlement européen. A quoi bon, pourrait-on se demander, devant des types aussi insubmersibles que Sarkozy ou Berlusconi? Sur LeMonde.fr un article nous rappelle les pouvoirs de ce parlement :
Ceux qui critiquent la Commission européenne doivent savoir qu'elle agit sous le contrôle du Parlement européen. Celui-ci investit le président de la Commission, auditionne chacun des commissaires pressentis, puis investit l'ensemble du collège des commissaires ; il peut à tout moment renverser la Commission.
Et ces pouvoirs ne sont pas théoriques. En 2004, le Parlement européen a récusé deux commissaires pressentis. En 1999, il a provoqué la chute de la Commission présidée par Jacques Santer. Est-il cohérent de se plaindre, comme on aime à le faire dans notre pays, d'une Commission européenne trop "lointaine", trop "bureaucratique" et de se désintéresser en même temps des élections européennes, qui donnent aux citoyens le moyen de la contrôler par l'intermédiaire de leurs représentants ?
Ces élections sont les seules qui puissent influencer de manière conséquente des choses comme la réforme des institutions européennes (on rappelle la malheureuse décision de l'extrême-droite et de l'extrême-gauche contre un référendum européen) ou le déboulonnage de Barroso, vous savez, le type qui a choisi McCreevy comme commissaire (monsieur "le manque de régulation n'est pas en cause") et qui a collaboré avec la CIA sous Bush.
Il me parait surprenant que dans un pays aussi en grogne que la France ces élections paraissent si mineures. Certes, le gouvernement n'aide pas à prendre la question au sérieux, par exemple en envoyant Rachida Dati à la retraite à l'europarlement (plutôt que de la virer) ou encore quand il s'agit d'invoquer l'UE comme une excuse ou une cause ultime de tous les malheurs.
On a un dernier exemple de l'utilité de ce parlement dans la gestation de la loi Hadopi. Les citoyens français ne peuvent à peu près rien faire du tout pour contrer cette loi (écrire aux parlementaires pour leur dire de changer d'avis, quand il en va de leur carrière? ahah, la bonne blague) étant donner que l'UMP a la majorité, et vu la conception du parlement en France, Sarkozy a les pleins pouvoirs pour autant qu'il maintienne la pression sur ses troupes. Au parlement européen, par contre, il n'en va pas de même. Si la droite est aussi majoritaire au niveau européen, elle n'y est pas aux ordres d'un gouvernement. C'est là qu'un amendement du parlement européen a donné un vague espoir de ne pas voir la gestion d'internet en France en une vaste mascarade, comme c'est le cas en Chine ou en Australie. Malheureusement, la droite restant la droite, elle a écouté les lobbys et affaiblit cet amendement, dit Bono.
Bref, il est de bon ton de décrier l'UE pour son manque de démocratie. Voilà que bientôt arrive le moment fatidique pour y remédier, ne nous décevez pas, voisins.
21:49 Publié dans Europe, sale vieille Europe | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note